Textes de Habib Mokhrani
« INJUSTICE EN PALESTINE » publié
Après le succès remporté par le livre «Poèmes d’espoir à Gaza la dévastée» de Ziad Medoukh, publié en 2024, les Éditions de Rochefort ont le plaisir de vous présenter leur deuxième parution :
INJUSTICE EN PALESTINE
Par HABIB MOKRANI, COLLECTIF ACTION PALESTINE NE
Constitué de 23 rubriques écrites entre 2020 et 2025, ce livre, qui ne se prétend pas être un livre d’histoire, démontre au travers de courts textes référencés, que la situation génocidaire vécue aujourd’hui à Gaza et en Cisjordanie n’est pas nouvelle. il dénonce la volonté affichée d’Israël de progressivement envahir et éliminer La Palestine.
Le peuple palestinien opprimé depuis des décennies a toujours été confronté à l’humiliation, l’injustice et le non-droit. La guerre totale du gouvernement israélien, en réplique aux attaques du Hamas de 2023, révèle sa volonté génocidaire, pendant que les gouvernements occidentaux regardent ailleurs.

Habib Mokrani, né à Alger en 1945 sous l’occupation française, témoigne : « Qui a été colonisé connaît la valeur de la liberté ». Dès sa jeunesse, il est en contact avec des réfugiés palestiniens d’Alger et soutient leur lutte pour l’indépendance.
Etabli en Suisse depuis 1980, il adhère à l’association neuchâteloise du Collectif Action Palestine (CAP), pour qui il a écrit les rubriques compilées aujourd’hui dans ce recueil.
L’intégralité des bénéfices produits par la vente de ce livre sera versée au Collectif Action Palestine pour ses actions en Palestine en collaboration directe avec des personnes de confiance sur place.
242 pages; 16 €
Commandes et renseignements : franjaquet@outlook.com

28. Pour la Palestine, j’accuse…
Pour la Palestine, J’ ACCUSE*…
J’accuse le sionisme naissant de la fin du 19ème siècle d’avoir ignoré la présence du peuple palestinien sur la terre qu’il convoitait.
J’accuse le sionisme , d’avoir comploté avec le Royaume Uni pour établir la Déclaration Balfour en 1917, promesse totalement illégale de la terre de Palestine à ce mouvement en échange d’inciter les États Unis d’Amérique à entrer en guerre et qui niait la présence du peuple palestinien sur sa terre ancestrale.
J’accuse le Royaume Uni, puissance prépondérante, d’avoir inventé en 1920, la formule du mandat pour camoufler la colonisation de la Palestine et imposer ainsi la Déclaration Balfour pour y créer un foyer national juif.

27. Palestine, le verrou américain contre la paix
Le soutien inconditionnel des USA à l’État sioniste qui pratique un véritable génocide contre le peuple palestinien est inacceptable moralement, humainement et politiquement. Quels en sont les motifs ?

26. Palestine: Journée de la terre
La commémoration de la journée de la terre peut apparaître désuète au regard du risque avéré et catastrophique de la disparition de tout un peuple.
En même temps, cette situation met à jour les mensonges israéliens entretenus et divulgués par leurs alliés depuis des décennies. Le mensonge de la solution à deux États. Le mensonge selon lequel l’État sioniste respecterait les lois de la guerre…

25. Hommage au peuple palestinien
Il est pourtant un concept arabe par lequel il est usuel de définir leur réaction face aux épreuves de l’occupation et de l’oppression israéliennes (…)

24. Mise à mort du peuple palestinien
Devant ce mur de l’indifférence, de la cruauté, de l’immoralité et de l’injustice, que reste-t-il comme moyen pour endiguer et stopper le génocide de ce peuple aux ressources très limitées ?

23. En Palestine, l’ État-voyou sioniste sévit
L’histoire devrait passer aux aveux (Michelet)

Selon le dictionnaire « Le Petit Robert », «un État-voyou est un État qui ne respecte pas la loi internationale et qui fait peser une menace sur la sécurité collective».
Avi Shlaim, historien anglo-israélien, a écrit dans un article paru dans le journal londonien « The Guardian »(1) le 17 janvier 2009 intitulé « Comment Israël fait de Gaza une catastrophe humanitaire» « il est difficile après ce bref aperçu du passé d’Israël au cours des quatre dernières décennies de ne pas arriver à la conclusion qu’Israël est un État-voyou dirigé par des leaders sans scrupules. Un État-voyou ne respecte pas le droit international, possède des armes de destruction massive et pratique le terrorisme contre des civils à des fins politiques. Israël remplit ces critères ».
Contre la loi internationale
Depuis sa création en 1948 , l’État sioniste n’a jamais respecté ou appliqué la moindre résolution internationale votée par l’ONU pour résoudre des problèmes dont il était partie prenante. Seule exception,la résolution 181 de novembre 1947 qui proposait la division géographique de la Palestine mandataire et qui a été exploitée par le mouvement sioniste qui y voyait son socle le légitimant pour proclamer unilatéralement la création de l’État d’Israël. Pourtant, profitant de sa force militaire qui lui donnait la victoire face aux armées arabes si peu efficaces, cet État va montrer que dés sa naissance il va enfreindre l’acte qui lui donnait vie : au lieu de se contenter de la terre dont il bénéficiait, au détriment manifeste de la population palestinienne indigène, il va s’accaparer 78% de la Palestine mandataire alors que la proposition onusienne ne lui en accordait que 54%. Légitimement, cela représentait une infraction contre la loi internationale et aussi un acte immoral inacceptable puisque ce territoire avait été conquis par la force, ce qui est condamnable juridiquement ! Voilà donc comment s’est manifesté et s’est imposé avec éclat l’État sioniste sur la scène internationale ! Sans opposition, sans sanction de la part de la communauté qui l’avait généré, ce comportement de voyou allait se perpétrer pendant soixante-quinze ans sans interruption.
Lois discriminant la population palestinienne
Le régime sioniste ne va pas se contenter d’ignorer, de ne pas appliquer la loi internationale qu’il s’était engagé solennellement à respecter en adhérant à l’ONU en 1949 mais il va promulguer des lois discriminant la population palestinienne qui, menacée d’être exterminée, avait abandonné sa terre et ses demeures. L ‘exemple le plus représentatif en est la loi du retour qui autorise tout Juif à venir s’installer en Israël et à acquérir la nationalité pleine et entière israélienne alors que le droit au retour sur leur propre terre des réfugiés palestiniens leur est refusé ! Cela se passe comme si une population, après un exode improbable qui se serait produit il y a 19 siècles avait plus de droits sur cette terre que la population qui y vit et ne l’a jamais quittée depuis plus de vingt siècles. La résolution 194 du Conseil de Sécurité de l’ONU qui garantit ce droit du retour et qui est imprescriptible, est simplement niée par l’État sioniste alors qu’elle concerne aujourd’hui prés de 6 millions de personnes vivant principalement au Liban, en Syrie, en Jordanie, en Cisjordanie et à Gaza dans des conditions inhumaines, dans des camps dits de réfugiés aux habitations précaires.
Apartheid
Autre exemple de déni de la loi universelle établie par l’ONU que méprise superbement avec arrogance l’État sioniste: la condamnation de la politique d’apartheid que subissent les Palestiniens dans tous les territoires occupés. Les rapports tant internationaux qu’israéliens décrivant cette infamie politique n’ont malheureusement suscité aucune réaction pratique de la communauté internationale pour la bannir et l’éradiquer.
L’infâme colonisation de la Palestine historique dure depuis plus de 100 ans sous de multiples formes et pourtant pas la moindre sanction n’a été prise pour remédier ou arrêter cette violation des conventions internationales considérée comme un crime contre l’humanité. Couronnant toute ces viles exactions, le blocus total de la bande de Gaza depuis 16 ans et les tueries des colons en Cisjordanie illustrent l’humiliation et l’exaspération de la population palestinienne. L’explosion de violence inacceptable du groupe extrémiste Hamas reflète et représente la situation insupportable que cette population endure depuis des décennies sans aucun espoir d’en voir la fin.
Génocide
Il y a plus de dix ans Stéphane Hessel avait tiré la sonnette d’alarme dans son livret intitulé « INDIGNEZ VOUS », expression de sa foi dans la non violence . Concernant le Hamas,il écrit « je pense, bien évidemment, que le terrorisme est inacceptable, mais il faut reconnaître que lorsqu’on est occupé par des moyens militaires infiniment supérieurs aux vôtres, la réaction populaire ne peut pas être que non violente ».
Aujourd’hui, suite à la profusion de violence contre la population civile israélienne le 7 octobre du Hamas, l’État sioniste s’est saisi de cette occasion pour proférer, sous les yeux du monde, un génocide qui a déjà provoqué plus de 20000 morts (dont 7000 sont des enfants) et plus de 50000 blessés. Cet acharnement contre la population civile dicté par la vengeance et la volonté de destruction massive d’un peuple sans défense ne fait que confirmer l’attitude sans foi ni loi du gouvernement sioniste. Albert Camus, profondément serein et clairvoyant avait déjà affirmé il y a plus d’un demi siècle que « les gouvernements, par définition, n’ont pas de conscience »…
Le nettoyage ethnique de la Palestine en 1947/48/49 qui avait forcé l’exode de 800000 personnes (archives de l’ONU) n’avait pas, à l’époque, provoqué beaucoup d’émoi tant le monde aveuglé par le besoin urgent de réparation du génocide des juifs européens. Pourtant, cette tentative pour trouver une solution en Palestine proche-orientale d’un problème occidental, n’allait qu’engendrer de multiples guerres entre les communautés locales et les nouveaux arrivants, venus essentiellement d’Europe . Surtout, et injustement, des souffrances sans fin allaient assaillir des populations indigènes qui payaient le prix fort du génocide nazi sans en être concernées.
Complices…
Forts de l’appui et du soutien de l’Occident, les Sionistes vont continuer leurs exactions par des guerres victorieuses d’extension territoriale ce qui va amener les USA à les utiliser comme les gardiens de l’ordre régional et surtout comme garants de leurs énormes intérêts économiques pétroliers. Un homme politique américain n’a-t-il pas déclaré que « Israël est notre porte avions insubmersible ». Cela nous explique que, se pliant aux volontés de son indispensable protégé, la nation la plus puissante du monde refuse d’exiger un cessez le feu à Gaza pour en préserver la population civile et ainsi éviter des crimes de guerre de leur allié qui se sait, de toute façon, à l’abri de sanctions sérieuses.
Après ce court examen de cette liste , non exhaustive, des violations des lois internationales, de la morale et du droit humanitaire par les sionistes, plus rien ne nous empêche de qualifier de « voyou » ce régime politique ainsi que ses complices…
H.Mokrani, 27.12.2023
Bibliographie succincte
- Israël et ses paradoxes, Denis Charbit, Le Cavalier Bleu, 2015
- Le nettoyage ethnique de la Palestine, Ilan Pappé, Fayard, 2008
- Israël, le nouvel apartheid, Michel Bôle-Richard, Les Liens qui Libèrent, 2013

22. Palestine, déni d’apartheid
« L’histoire devrait passer aux aveux » (Michelet)
Nelson Mandela s’est éteint il y a dix ans, le 5 décembre 2023. Symbole de la lutte contre l’apartheid qui sévissait dans son pays natal l’Afrique du Sud, il est venu à bout de ce régime politique abominable après vingt sept années d’emprisonnement. (…)

21. Trouble en Palestine
« L’histoire devrait passer aux aveux (Michelet) »
Personne naît terroriste. Chacun peut le devenir. Cela est en grande partie lié au(x) contexte(s) de vie dans le(s) quel(s) on évolue de puis son enfance… et que souvent on ne choisit pas !
Les graves et terribles événements qui se produisent ces jours étaient
malheureusement, en grande partie, prévisibles et même annoncés par des analystes et commentateurs politiques.

20. En Palestine, le sionisme tombe le(s) masque(s)
« L’histoire devrait passer aux aveux » (Michelet)
Depuis plusieurs mois, des dizaines de milliers d’Israéliens manifestent bruyamment leur opposition au projet de leur gouvernement de brider, d’étouffer la « démocratie » parlementaire en place dans leur pays en limitant drastiquement le pouvoir de la cour suprême, seul rempart contre les abus du pouvoir exécutif.
Tout en applaudissant cette saine réaction de la rue, notons que la déplorable situation des Palestiniens, victimes entre autres de déni de démocratie (rappelons que leur droit fondamental à l’autodétermination ne leur a jamais été reconnu par le Royaume Uni mandataire ou par l’occupant sioniste) n’a toujours pas été explicitement dénoncée par la foule israélienne qui prétend vouloir préserver la démocratie de son pays.