La high tech au service de la cruauté sioniste
Ceux qui sont au courant de la situation en Palestine ne seront pas surpris. Mais, ils sortiront sidérés après avoir assisté à la projection du film documentaire réalisé par deux jeunes israéliens (Rachel Szor, Yuval Abraham) talentueux et courageux intitulé NAZA signifiant« dommage collatéral« en hébreu.
en Palestine, c’est l’humanité qu’on assassine
Le slogan,« en Palestine, c’est l’humanité qu’on assassine« est certainement bien approprié pour qualifier le sujet, le thème qui y est traité.
Naza n’a rien de fictionnel bien que les outils manipulés par les tueurs à distance relèvent plus de la science fiction que de la réalité humaine commune. N’est-ce pas le prélude du monde de demain ?
Orwell nous semble dépassé, il n’est plus dans le coup…Naza provoque la nausée. L’expérience, l’habitude, rien ne lui résiste. Les sentiments suscités par ce film sont quasiment nouveaux tant les images et les dialogues sortent de l’ordinaire, du commun. Pas de palabres diplomatiques enjoliveuses, la vérité crue nous aveugle un moment comme un faisceau de projecteur en pleine figure. Personne ne sortira indemne après cette heure et vingt minutes de projection qui nous informent, avec une densité sans précédent, de ce qui gouverne réellement notre monde et non pas de ce que l’on veut nous faire croire. Aucun doute possible: nous sortons de la salle, persuadés que l’être humain peut accomplir les actes les plus monstrueux, pas par choix mais parce-qu’il est chargé d’une mission et qu’il a été formé pour l’accomplir sans se poser de question et sans montrer d’empathie. Nous comprenons, consternés, que tous ces manipulateurs de drones meurtriers commettent des crimes avec préméditation et volonté de tuer, (des enfants, des femmes…) leur impunité étant garantie ; cette impunité que l’on retrouve tout le long de l’histoire du sionisme depuis un siècle et qui a engendré l’inhumanité du régime sioniste israélien.
La haine qui sous-tend cette inhumanité à l’encontre des Palestiniens ne date malheureusement pas d’aujourd’hui ni du 7 octobre 2023.
Depuis leur installation officielle(1922) par les Britanniques en Palestine pour conquérir et coloniser leur « terre promise« en tant que « peuple élu« , les sionistes n’ont jamais cessé d’utiliser la violence cruelle pour inciter les Palestiniens à quitter leur terre natale. De nombreux livres relatent l’oppression et la détresse qui assaillent le peuple palestinien (celui écrit par l’historien israélien Ilan Pappé est l’un des plus complets) mais celui de Jacques de Reynier, le représentant suisse du CICR en Palestine en1948 illustre la cruauté gratuite des sionistes qu’il décrit suite à sa visite du village martyr de Deir Yassine ; il écrit :
La troupe (Irgoun, milice sioniste) est en tenue de campagne, avec casque. Tous des jeunes gens et même des adolescents, hommes et femmes, armés jusqu’aux dents: pistolets, mitraillettes, grenades mais aussi de grands coutelas qu’ils tiennent à la main, la plupart ensanglantés. Une jeune fille, belle, mais aux yeux de criminelle, me montre le sien, encore dégoulinant, qu’elle promène comme un trophée. C’est l’équipe de nettoyage qui accomplit certainement très consciencieusement son travail. Il y avait quatre cent personnes dans ce village. Une cinquantaine se sont enfuies, trois sont encore vivantes, tout le reste a été massacré sciemment, volontairement, car, je l’ai constaté, cette troupe est admirablement en mains et n’agit que sur ordre.
Nous retrouvons ici, les comportements semblables à ceux que nous fait découvrir NAZA, la discipline de fer et le manque total d’empathie des troupes sionistes…à 78 ans d’intervalle !
… un séisme dans les consciences …
Espérons que ce film fera découvrir au grand public et à la société israélienne le véritable visage du sionisme politique et que cela provoque un séisme dans les consciences semblable à celui des Français, en 1957, qui découvraient alors (grâce au livre« La question « de Henri Alleg) que la torture était pratiquée à grande échelle contre les combattants de la guerre d’Algérie pour l’indépendance.
H.Mokrani, le 05.10.2026
Ce film est encore à voir:
Lundi 19 octobre, cinéma Scala, La Chaux-de-Fonds, à 18h15
Lundi 19 octobre et mardi 20 octobre, cinéma Bio, Neuchâtel, 18h15



