Ziad Medoukh, professeur de français à l’Université de Gaza, nous a fait part d’une situation qui s’est considérablement détériorée à Gaza. Toutes les portes sont à nouveau fermées depuis 5 jours. Une famile généralisée s’annonce si rien ne change dans les 10 jours.
Israël a récemment annoncé la suspension totale des livraisons commerciales (y compris les denrées alimentaires) vers Gaza. Les prix ont immédiatement flambé. Il n’y a plus du tout de légumes, fruits, viandes, farine, etc. Il reste quelques boîtes ou du riz. Les prix sont multipliés par 5 et plus !
Faute de financements internationaux, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a dû réduire son aide humanitaire d’un tiers. Environ 500 000 personnes perdent ainsi leur soutien alimentaire mensuel, et les rations quotidiennes ou distributions de repas chauds ont été divisées par deux pour le reste de la population.
Insécurité alimentaire critique : L’ONU estime que 1,4 million de Gazaouis (soit environ 67 % de la population) vivent dans un état d’insécurité alimentaire aiguë. La malnutrition sévère continue de frapper les enfants en bas âge en raison des pénuries et du délabrement des infrastructures sanitaires.