Bonne année 2026 de Gaza la dévastée

Bonjour de la Palestine occupée
Bonjour de Gaza la détruite
Les amis et les solidaires partout dans le monde :
Bonne année 2026
Excellentes fêtes
Avec mes vœux les meilleurs et les plus chaleureux de Gaza l’horrifiée pour cette nouvelle année 2026.


Avec des souhaits pleins de fraternité, de paix et d’amour.
Que cette année vous apporte bonheur et prospérité, joie, paix et amour.
En espérant que cette nouvelle année verra enfin refleurir l’espoir.
Je vous souhaite une année prometteuse et positive pleine d’énergie. Puisse cette nouvelle année, réaliser tous vos projets et tous vos souhaits.
Que cette année soit une année de liberté et de justice pour le peuple palestinien et tous les peuples opprimés.
Mes sincères amitiés de Gaza la dévastée à chacune et chacun d’entre vous.
Vous la force de solidarité et de soutien à notre cause de justice, vous la fidélité à notre résilience et notre survie.


Après cette année 2025 dramatique , une année douloureuse et jalonnée d’épreuves pour les Palestiniens, avec cette agression horrible contre la bande de Gaza qui entre dans troisième année, et les attaques sanglantes des soldats et colons en Cisjordanie occupée
Et après tant d’années désespérantes !
Mais il faut y croire et de nouveau espérer
Entrons en 2026 avec résilience, force et espoir
Transformons l’obscurité et le chagrin de nuits sans étoiles en un paysage de lumière.

Ziad Medoukh

Société de Musique de la Chaux-de-Fonds

Agendé au dimanche 22 mars 2026, ce concert interroge par la personnalité des artistes invités et par leurs relations aux États impliqués dans une guerre pour le cas de la Fédération de Russie, ou d’un génocide, pour le cas d’Israël.

Comme documenté par BDS (Boycott, Désinvestissements, Sanctions), le Jerusalem Quartet est en lien étroit avec le ministre israélien des affaires étrangères. Cette institution permet à Israël de faire du «art-washing», en occultant le génocide en cours.

Le CAP s’est adressé à la Société de Musique de La Chaux-de-Fonds pour lui demander d’annuler le concert prévu le 22 mars 2026.

Ci-dessous les pièces du dossier

« Quatuor de Jérusalem »

1.1 Demande d’annulation

Objet: Demande d’annulation du concert du Quatuor de Jérusalem: un nom qui nie les droits palestiniens.

Nous vous écrivons encore aujourd’hui pour vous demander instamment d’annuler la tenue du concert du « Quatuor de Jérusalem » programmé dans votre institution. Cette demande est motivée par la catastrophe humanitaire et le génocide en cours à Gaza, mais aussi par le symbolisme particulièrement choquant que représente le nom de cet ensemble dans le contexte historique et politique actuel.

Le choix du nom « Quatuor de Jérusalem » n’est pas anodin. Il porte une lourde charge politique que l’on ne peut ignorer. Pour comprendre son caractère provocateur, il est essentiel de se souvenir des Accords d’Oslo de 1993, qui reconnaissaient Jérusalem-Est comme partie intégrante des territoires palestiniens occupés et envisageaient sa future capitale comme celle d’un Etat palestinien indépendant. Ces accords, fondateurs de l’espoir d’une paix juste, actaient la division de facto de la ville entre Jérusalem-ouest, sous contrôle israélien, et Jérusalem-Est, sous occupation militaire mais coeur des aspirations nationales palestiniennes.

Aujourd’hui, la réalité est que Jérusalem-Est reste une ville occupée. Sa population palestinienne fait face à une discrimination systémique, des expulsions forcées et une annexion illégale. En s’appelant « Quatuor de Jérusalem » sans autre précision, cet ensemble efface de fait cette division et cette occupation. Il s’approprie le nom de la ville entière, contribuant à un récit qui nie les droits historiques et politiques des Palestiniens sur leur capitale et qui légitime la mainmise israélienne sur l’ensemble de Jérusalem. C’est un acte de « branding » culturel qui valide une vision politique unilatérale.

Programmer un concert portant ce nom au moment même où la ville de Jérusalem est au centre d’un conflit qui ravage Gaza et où les colonies en Cisjordanie, dont celles autour de Jérusalem, continuent de s’étendre, est une insulte aux victimes palestiniennes. Cela revient à cautionner culturellement une politique qui dénie leurs droits les plus fondamentaux. Alors que la Cour internationale de Justice examine les actes de génocide perpétrés à Gaza, offrir une scène à un groupe dont le nom symbolise l’effacement du peuple palestiniens est inacceptable.

Nous ne mettons pas en cause la musique en elle-même, mais le contexte politique dans lequel ce concert s’insère. Accueillir le « Quatuor de Jérusalem », c’est, volontairement ou non, prendre parti dans un conflit asymétrique. C’est normaliser une vision qui nie les droits palestiniens et banaliser une situation d’apartheid et d’occupation dénoncée par les plus grandes organisations de défense des droits humains.

Au nom du respect du droit international, des valeurs de justice et de la mémoire des milliers de victimes de Gaza, nous vous supplions d’annuler ce concert. Votre institution a le pouvoir d’envoyer un message clair: elle refuse de servir de plateforme à un symbolique qui participe à l’effacement d’un peuple et à la légitimation d’une occupation illégale.

1.2 Ethique

suite du texte

Dossier complet remis à la SDM

La SDM nous a signifié son impossibilité d’annuler un concert programmé longtemps à l’avance. De plus, le Jerusalem Quartet s’est produit ailleurs en Suisse (27.11, Genève) sans que cela soulève un quelconque problème.

Au vu du génocide en cours à Gaza, certifié par une commission indépendante de l’ONU, au vu des attaques des colons en Cisjordanie, au vu du mépris répété du droit international par l’État israélien, le CAP maintient sa demande et propose les actions suivantes :

Actions

  1. Informer la population de ce concert et de l’art-washing qu’il représente par le site et une newsletter
  2. Demander aux éventuel·le·s spectateurs ou spectatrices de boycotter ce concert.
  3. Distribution d’un flyer sur les marchés avant le concert et à d’autres concerts.
  4. Rassemblement devant la salle de musique le jour du concert

Les jeunes et les enfants plantent des engrais et des semences à Gaza la dévastée

Malgré une situation explosive, un groupe de jeunes et d’enfants de Gaza a participé début décembre 2025, avec les familles, à planter des engrais et des semences dans un espace à côté des tentes.

Ils ont cultivé de petites surfaces et ont disposé des plantes et arrosé le terrain afin d’exploiter cet espace et soutenir les familles.

Ziad Medoukh a confirmé que la participation de ces jeunes et de ces enfants à cette action montre leur ouverture sur la société civile dans la bande de Gaza, ainsi que leur participation aux différentes activités et occasions dans les familles et dans la société en dépit d’un contexte très difficile avec la tragédie vécue pendant les deux ans de l’agression horrible contre la bande de Gaza.

Il a ajouté que cette activité renforcera la résilience et l’attachement des paysans à leur terre pour cultiver des récoltes durables qui fournissent une source de nourriture pour les familles.

En cultivant et en plantant, ils ont cultivé l’espoir.

Pour visionner une partie de cette activité de bénévolat, cliquez sur ce lien réalisé par la chaîne  » Gaza la vie » :

Plainte contre la RTS pour le traitement biaisé des événements à Gaza

Bonjour,

Nous sommes deux femmes qui avons rédigé une plainte pour dénoncer le traitement biaisé et scandaleux des événements à Gaza par RTS Info. Après être passées par l’étape de la médiation avec la RTS, nous en sommes à celle où il faut envoyer la plainte à l’AIEP, accompagnée de 20 signatures (que nous avons). 

Pour donner un peu plus de poids à notre action, nous avons également lancé une pétition sur Change.org, là : https://c.org/79g9Sc8wGT. Vous serait-il possible de faire circuler le lien svp ? J’ai essayé de rentrer en contact avec différents comptes Instragram de Suisse romande qui s’engagent pour la Palestine hier, mais n’étant ni connue, ni une association, et sachant que le sujet est délicat, je pense que je n’ai pas été prise au sérieux. 

En guise de ma bonne foi, je vous mets également en pièce jointe la plainte, qui sera envoyée d’ici la fin du mois. 

Avec mes meilleures salutations, 

Sandra 

Les jeunes francophones distribuent des biscuits aux enfants de Gaza dans un quartier dévasté mi-octobre 2025

Les jeunes francophones de Gaza participent à la joie des enfants qui ont beaucoup souffert pendant cette agression horrible de deux ans.

Ces jeunes motivés ont distribué des biscuits aux enfants de Gaza dans un quartier dévasté mi-octobre 2025

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Gaza meurt de faim

Après 22 mois de cette agression horrible, la situation va de mal en pis dans la bande de Gaza.

En plus des bombardements intensifs et incessants, l’insécurité, les sentiments d’angoisse, de peur, d’inquiétude, d’attente, notamment dans le nord de la bande de Gaza, une vraie famine s’installée.

Et moi, personnellement, je vis… Je suis en train de vivre la détresse totale.

C’est difficile de raconter, de décrire tant la situation est horrible. Depuis presque deux semaines, il n’y a quasi rien sur le marché. Les produits sont introuvables et le peu qu’on y trouve, ce sont quelques pâtes, quelques boîtes de conserve, lentilles, haricots blancs, petits pois, ça coûte très très cher, des prix impensables.

Je vais tous les jours au marché et je reviens sans rien. Cela me fait de la peine pour les enfants, pour les gens qui habitent avec moi. Tout le monde souffre.

La solidarité familiale et sociale qui a toujours été un point fort dans l’enclave palestinienne, même assiégée, est devenue minimale.

En ce qui me concerne, je reste parfois deux ou trois jours sans rien manger. Je préfère donner un morceau de pain pour mes enfants au lieu de manger. On est arrivés à une situation catastrophique.

Seuls deux ou trois camions de ravitaillement passent par jour, destinés aux organisations internationales, organisations qui mettent leur contenu dans leurs dépôts sous prétexte qu’il n’y a pas assez pour distribuer à tout le monde. Ces dépôts sont régulièrement attaqués par des groupes armés ou par des personnes affamées.

Le soir, il y a des groupes armés ou des personnes affamées qui volent ces denrées alimentaires et les organisations internationales disent qu’elles ne peuvent rien faire. Je ne sais pas, est-ce qu’elles ont leurs propres clientèles, ou est-ce qu’elles sont complices de ce piège mortel, de cette famine utilisée comme arme de guerre par l’occupation ?

Ces centres sont gérés par une société américaine, des mercenaires américains complices avec l’occupation.

Les cartons contenant des sacs de farine et de la nourriture sont jetés hors des camions et quand la population affamée s’approche pour récupérer quelques sacs ou quelques boîtes de conserve, l’occupation lui tire dessus.

Depuis le 27 mai jusqu’à fin juillet 2025, il y a presque eu 1130 morts et 6900 blessés palestiniens. Cela montre que ce plan de créer ces centres de distribution gratuite, est un piège mortel pour les Palestiniens de Gaza.

Il y a de plus des commerçants malhonnêtes qui récupèrent l’aide puis la revende beaucoup plus cher à Gaza ville. Exemple : Si un sac de farine de 25 kg s’achète 250 € (10 € le kilo) il sera revendu 50 à 60 € le kilo à Gaza ville. Pour 1 kg de sucre, il faut compter 130 €. 1 kg de riz, 80 € !  Impensable !

Le problème, c’est qu’il n’y a plus ni autorités, ni gouvernement, ni société civile pour gérer la situation, organiser le marché et contrôler les prix. Sans prendre en considération les besoins énormes de toute une population civile, les commerçants décident eux-mêmes des prix pour profiter au maximum, les augmentent, même si les produits ont été soit volés, soit récupérés gratuitement, soit achetés à très bas prix par des personnes qui ont pris de grands risques pour aller les chercher.

Comment la population survit-elle dans cette situation extrême ? Personnellement, je souffre et, pourtant, je fais partie de la classe moyenne.

Avec d’autres habitants, nous avons décidé de boycotter les commerçants qui profitent, mais jusqu’à quand ?

Je dois nourrir mes enfants, mais c’est trop cher.

Je me pose toujours la question : est-ce que je suis têtu ? Est-ce que, parce que j’ai refusé de quitter Gaza, j’en paie aujourd’hui les conséquences ? Je ne sais pas. Mais c’est difficile de raconter, de décrire ma détresse totale, mon incapacité d’agir dans cet enfer, parce que c’est l’impuissance totale.

Et pourtant, moi, je suis privilégié parce que j’ai des amis, j’ai des réseaux. Je parle avec une dizaine de personnes par jour sur Internet. On échange, on discute, ils me soulagent, m’envoient des photos, des vidéos de la solidarité.

Je suis actif dans la société civile, j’essaye de soulager la douleur des enfants, leur peine d’être privés de tout en organisant des activités, en distribuant des jeux, mais à l’intérieur de moi-même, trop, c’est trop. Je souffre au quotidien.

 Je suis malade, je n’arrive pas à me soigner. Il n’y a pas d’hôpitaux, il n’y a pas de médicaments, il n’y a pas de laboratoire, donc la situation est terrible.

Je ne sais pas quoi faire. Le sentiment d’impuissance est horrible. Et pourtant, comme je viens de le dire, moi j’ai un réseau, je parle avec les gens… J’essaye de passer beaucoup de temps en écrivant, en témoignant, en échangeant avec les amis, les solidaires, mais trop, c’est trop.

Néanmoins, pour une fois, j’ai décidé de laisser tomber mon orgueil, et j’ai demandé de l’aide par l’intermédiaire de quelques amis français, suisse ou belges ayant des liens avec des structures qui financent des associations à Gaza. Ces associations prétendent distribuer de la nourriture à des centaines de familles dans la ville de Gaza et envoient des photos et des vidéos de leurs actions tous les jours sur les réseaux. J’ai demandé un peu de nourriture pour ma famille et moi, ainsi que pour les déplacés de mon immeuble.

La réponse des associations est qu’elles ne peuvent rien fournir car tout est cher. Mais comment font-elles alors pour nourrir des centaines de familles comme elles le prétendent, photos et vidéos à l’appui ? Pourquoi ne peuvent-elles pas m’envoyer quelques denrées alimentaires ou des repas chaud ?

On sent que tout le monde est complice pour briser la volonté de la population civile déjà épuisée et horrifiée.

Imaginez-vous, les gens sont en train de tomber dans la rue. Souvent, quand je sors le matin pour chercher de l’eau potable, du bois ou de la nourriture, je vois des jeunes – je ne parle ni des enfants ni des personnes âgées – mais des jeunes de 20 à 25 ans qui tombent dans la rue parce que ça fait plusieurs jours qu’ils n’ont pas mangé.

Jusqu’à jeudi 24 juillet 2025, 115 palestiniens dont 85 enfants sont morts à cause de la malnutrition.

Il n’y a rien, il n’y a rien dans le nord, il n’y a rien dans la ville de Gaza, tout est très cher. Jusqu’à quand va-t-on pouvoir supporter l’insupportable ? On est toujours là, on essaye de tenir bon, on essaie de montrer qu’on est fort, mais trop c’est trop.

Quel que soit le témoignage, la réalité est plus dure que les photos et les vidéos envoyées sur les réseaux sociaux.

Il n’y a pas que la famine qui rend la vie insupportable à Gaza. Les bombardements incessants minent le moral des habitants qui ne savent plus où trouver de l’espoir.

Voilà ce que je voulais partager avec les amis. Peut-être que cela va me soulager un peu…

ZM, 24 juillet 2025