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A propos du boycott en général et du boycott du Jerusalem quartet

Nous avons écrit suite à deux lettres de lectrice et lecteur dans le journal Arcinfo pour présenter notre position.
Lettre ci-dessous qui n’a pas été publiée par Arcinfo (mais on s’en doutait)

Le Collectif Action Palestine NE (CAP) appelle à boycotter le concert donné le 22 mars par le quatuor de Jérusalem à la Salle de musique de La Chaux-de-Fonds. Pourquoi ?

  • Des ambassadeurs du régime d’apartheid : Le Quatuor de Jérusalem effectue régulièrement des tournées dans le cadre d’initiatives financées, parrainées ou organisées d’une autre manière par le ministère israélien des Affaires étrangères et les missions diplomatiques israéliennes.
  • Des liens et un soutien à l’armée israélienne : En 2003, la journaliste israélienneWendy Elliman rapportait à propos du Quatuor qu « à l’issue de leur service militaire il y a trois ans, ils ont obtenu le statut de Musiciens émérites de l’armée israélienne et continuent de jouer pour les troupes trois fois par semaine lorsqu’ils sont en Israël »1. Malgré les accusations internationales de crimes de guerre et de génocide, le groupe continue de jouer pour l’armée.
  • Malgré les critiques et aux appels au boycott, le quatuor ne s’est jamais distancé de la politique du gouvernement Netanyahu et de ses ministres d’extrême-droite.

Comme le souligne le collectif Jewish Voice for Peace of Eastern Iowa, dans un appel à boycotter le concert de ce quatuor : « Comment peut-on dissocier l’art des artistes qui sont formés, soutenus financièrement, encouragés et honorés par un gouvernement génocidaire ? » 2

Depuis 2005, les politiques culturelles israéliennes visent à promouvoir l’image d’un Etat progressiste et ouvert. Les subventions publiques en Israël sont octroyées aux artistes qui servent un objectif de propagande clair : selon le règlement de la Division des affaires culturelles et scientifiques du ministère des Affaires étrangères, « le soutien aux institutions culturelles, artistes et créateurs, doit correspondre aux intérêts du ministère des Affaires étrangères. […] La priorité doit être donnée aux activités qui contribuent au positionnement-branding de l’État d’Israël, à la promotion de son image et à la glorification de son nom auprès du public influent ».

Ces dynamiques d’exportations culturelles (littérature, danse, cinéma, …) agissent comme une vitrine masquant une tout autre réalité : celle de la politique coloniale et génocidaire du régime israélien ayant réduit Gaza à un cimetière à ciel ouvert. Depuis des mois, les survivant.e.s gazaoui.e.s aux incessants bombardements errent dans les ruines; il n’y a plus d’abri, plus d’hôpitaux, plus de pain, plus d’eau potable. La population de Gaza, toute entière, est tuée par la famine, la déportation et l’extermination. Elle est tuée par l’Etat d’apartheid israélien, qui bombarde, affame, viole et mutile la population palestinienne.

Depuis le début de son existence, Israël  a mené une politique visant à cibler délibérément la culture  palestinienne. Pour ne donner que quelques exemples :

  • Pendant la Nakba de 1948, les milices sionistes ont pillé et/ou détruit des dizaines de milliers de livres  palestiniens.
  • Lors de l’invasion militaire israélienne de Ramallah en 2002, les  soldats ont saccagé des centres culturels et détruit des manuscrits  originaux appartenant au poète palestinien Mahmoud Darwish.
  • En 2009, en réaction à la désignation de Jérusalem comme capitale de la culture arabe par la Ligue arabe et l’UNESCO, Israël a interdit les rassemblements culturels dans tout Jérusalem-Est occupée.
  • Sans compter les millierts d’artistes, poètes, photographes, cinéastes, écrivain-es, chanteur-euses assassiné-es durant le génocide en cours à Gaza.

En 2005, la société civile palestinienne lance un appel au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre l’Etat d’Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international en mettant fin à l’occupation et à la colonisation, en levant le blocus de Gaza, en respectant l’égalité absolue des droits des Palestinien·ne·s et en mettant en œuvre le droit au retour des réfugiés·e·s palestinien·ne·s.

Cette campagne s’inspire du boycott de l’Afrique du Sud dans les années 80. Elle est un mode de résistance non-violente, antiraciste, qui ne cible pas les personnes mais les institutions et celles et ceux qu’elles soutiennent.

Les directives spécifiques au boycott culturel du PACBI (Campagne Palestinienne de Boycott Académique et Culturel d’Israël) ont été énoncés par un groupe d’universitaires, d’artistes et de travailleur.se.s culturel.le.s palestinien.ne.s

Par le passé, l’ONU a reconnu la pertinence du boycott culturel dans la lutte contre un régime d’apartheid : en 1968, son Assemblée générale a elle-même demandé « à tous les Etats et organisations de suspendre l’ensemble de leurs échanges culturels, éducatifs, sportifs et autres avec le régime raciste d’Afrique du Sud et avec les organisations ou institutions qui pratiquent l’apartheid ». Un rappel que ce moyen d’action est un outil légal, qui a déjà fait ses preuves. 

Dans le contexte actuel de violation crasse du droit international et humanitaire, ainsi que des mesures provisionnelles ordonnées par la Cour Internationale de Justice, le même devoir de boycott non seulement économique, mais également culturel, de toute institution affiliée à l’État d’Israël constitue une exigence légale découlant des principes fondamentaux du droit international public.

1 Wendy Elliman, « Jerusalem Quartet loves to play”, Jewish Independent,21 mars 2003.

2 “Lettre à la rédaction : Le Quatuor de Jérusalem, qui doit se produire à Iowa City, est composé d’ambassadeurs du gouvernement d’apartheid israélien », par le Jewish Voice for Peace of Eastern Iowa, publié sur le site Little Village, 10 mars 2025

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Ziad Medoukh: Poèmes d’espoir à Gaza la dévastée

Ziad Medoukh, professeur de français, poète, pacifiste et humaniste est toujours à Gaza-ville. Il survit sous les bombes, affamé et menacé d’évacuation forcée.
Son livre de poèmes, première parution des Éditions de Rochefort (nov. 2024) est plus que jamais important pour clamer l’espoir d’une population assiégée et au bord de l’agonie mais toujours debout.
Pour acheter le livre: franjaquet@outlook.com

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Honte à certaines et à certains député·e·s du Grand conseil neuchâtelois.

Lors de sa séance du 24 juin 2025, le Grand Conseil s’est prononcé sur une résolution interpartis demandant entre autre

  • un cessez-le-feu immédiat
  • une condamnation des bombardements sur les zones civiles, les hôpitaux, les écoles, …
  • la fin immédiate des violences, des déplacements forcés, des privatisations de nourritures, d’eau, d’électricité
    • Soutien aux organisations humanitaires, notamment l’UNRWA,
    • etc

L’urgence avait été demandée et acceptée par 56 voix contre 40

Mais la résolution a été refusée car elle n’a pas obtenu la majorité qualifiée nécessaire (66 voix)
Résultat du vote: 58 pour, 26 contre et 13 abstentions

A noter que de semblables résolutions ont été acceptées dans le canton de VD, GE et JU.

Suite à ce vote, un communiqué de presse a été envoyé aux différents média.

Communiqué pour diffusion immédiate
Génocide à Gaza : Des décisions indignes au Grand Conseil neuchâtelois !
La Chaux-de-Fonds, le 26 juin 2025

Près de 20’000 personnes à Berne, des centaines de milliers de personnes partout dans le monde, ont manifesté ces dernières semaines pour soutenir le peuple palestinien qui est en train de mourir sous les yeux du monde. Les pétitions et résolutions se succèdent en Suisse pour exiger que le Conseil fédéral prenne ses responsabilités, respecte et fasse respecter ses obligations en ce qui concerne le droit international. Notre gouvernement continue de commercer avec Israël alors que des mandats d’arrêt ont été délivrés contre Benyamin
Netanyahou et Yoav Gallant, ses dirigeants.
Dans ce contexte, la résolution interpartis déposée au Grand Conseil neuchâtelois par 44 député-e-x-s demandant au Conseil fédéral d’agir en urgence pour un cessez-le-feu à Gaza n’a pas été acceptée (alors que le Parlement jurassien avait accepté, le 21 mai, une résolution similaire… à l’unanimité !). En effet, cette résolution n’a obtenu que 58 voix, alors que le
règlement du Grand Conseil neuchâtelois prévoit une majorité des 2/3 (soit 66 voix).
Cette résolution interpartis était pourtant un timide « compromis suisse » par rapport à la pétition de notre inter-collectif, déposée avec 4500 signatures en novembre 2024 mais qui ne sera traitée qu’en septembre 2025.

Par-delà le résultat, la teneur des débats suscite l’indignation. Alors que la droite remettait en cause la pertinence de la résolution pour refuser la clause d’urgence (acceptée à la majorité simple par 56 voix), elle s’est longuement exprimée pour la combattre. Les opposant-e-x-s à la résolution ont enrobé leurs discours de propos prétendument humanistes et pacifistes, ainsi
que d’une prétendue empathie pour la souffrance subie à Gaza. Mais leurs exemples détaillés ne tournaient qu’autour des massacres du 7 octobre 2023 et de la souffrance des Israélien-ne-x-s, prétendant que la gauche y est insensible. L’insensiblerie s’est vérifiée sur le vote : c’est bien la droite qui a refusé une résolution demandant l’arrêt des massacres à Gaza.
La droite a eu le culot de citer les accusations d’Amnesty International et de Human Rights Watch envers le Hamas, tout en se gardant bien de noter que les déclarations les plus récentes de ces ONGs appellent à stopper et condamner les actions d’Israël. Elle s’est également fendue de quelques arguments mensongers, par exemple en prétendant qu’il n’y avait pas de mention dans la résolution des otages israélien-ne-x-s – alors que ce point est clairement
inclus et qu’il manque justement la mention des milliers d’otages palestinien-ne-x-s en Israël.
Le summum de la honte a été atteint avec des propos négationnistes sur la guerre coloniale et les massacres à Gaza.
De son côté, la gauche institutionnelle s’est (enfin) positionnée en bloc sur la question palestinienne, et s’est inspirée de certains arguments et faits rapportés par notre mouvement.
Notre pétition et les manifestations ont eu le mérite d’apporter le débat dans l’hémicycle.
Ainsi, des député-e-x-s ont rappelé que la Suisse est dépositaire des Conventions de Genève mais qu’elle ferme pourtant les yeux devant des crimes de guerre avérés ; que le rôle du Grand Conseil est aussi d’exprimer son désaccord face à la politique des autorités fédérales ; et qu’un cessez-le-feu immédiat et permanent est une condition sine qua non à une paix
durable.
De plus, il a été rappelé que l’horreur à Gaza, et plus globalement la situation en Palestine, n’ont pas commencé le 7 octobre 2023. Depuis plus de 7 décennies, la population palestinienne vit sous le joug d’une occupation coloniale condamnée par le droit international.
Nous ajoutons que depuis 18 ans, les Gazaouis vivent dans une prison, et depuis deux ans dans un cimetière à ciel ouvert…. Près de 60’000 morts à ce jour, dont près de 20’000 enfants.
A l’heure actuelle et quotidiennement, des dizaines de Gazaouis, dont une majorité d’enfants, meurent de faim, ou sont abattue-x-s par l’armée d’occupation en tentant de se procurer de la nourriture.
Que faudra-t-il de plus pour que les député-e-x-s neuchâtelois-e-x-s arrêtent de se voiler la face et usent de leur fonction pour rappeler leurs obligations à nos autorités fédérales ?
Nous le rappelons et le rappellerons tant qu’il le faudra, dans la rue et dans les parlements : le silence et la neutralité complices face à des violations des droits humains, et particulièrement face au génocide à Gaza, encouragent les agissements des gouvernements colonialistes d’extrême-droite.

La lutte continue !

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CASSIS DOIT DÉMISSIONNER !

Signer l’appel

Présentation du collectif à l’origine de cet appel:

« Nous sommes un collectif de citoyennes et citoyens, ouvert à toutes les personnes qui souhaitent nous rejoindre pour porter notre message. Nous sommes réunie-es sur autour d’un principe simple : la Suisse ne peut pas continuer à collaborer activement avec l’Etat d’Israël qui commet un génocide. Le Conseil fédéral doit prendre position clairement pour le respect du droit international. Face à son manquement, la mobilisation populaire est nécessaire. Aidez-nous à porter cet appel ! »
plus

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Campagne UNRWA – F. Albanese

«Le respect, le renforcement et la promotion du droit international humanitaire sont des priorités de la politique étrangère suisse. Grâce à sa neutralité, sa tradition humanitaire et son statut d’État dépositaire des Conventions de Genève, elle peu t jouer un rôle important .»

Cette phrase, qu’on peut trouver sur le site du Département Fédéral des Affaires Étrangères, se veut la vitrine du gouvernement suisse. Son hypocrisie éclate au grand jour quand on sait que, le 18 mars prochain, le Conseil des États se prononcera sur une motion proposant de couper le financement helvétique versé à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugié.e.s de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Le 17 février, dans un vote qui n’augure rien de bon, la commission de politique extérieure (CPE) de la chambre des Cantons s’est prononcée, à un cheveu, en faveur de cette suppression, suivant ainsi une majorité du Conseil national.
Ce vote de la honte, s’il était confirmé le 18 mars, aurait des conséquences désastreuses pour les millions de réfugié.e.s palestinien .ne.s dans la région, dont le seul tort est d’avoir été sur le chemin de la politique coloniale et expansionniste de l’État israélien. Les effets seraient particulièrement dramatiques pour les 2,1 millions d’habitant .e.s de la bande de Gaza qui sortent tout juste d’un assaut génocidaire de 15 mois lancé par l’armée israélienne.
Dans le cadre de cette décision historique, le journal Le Courrier a publié un entretien avec Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens. Nous vous en dévoilons quelques extraits et appelons toutes et tous à se mobiliser et faire un maximum de pression, jusqu’en 18 mars, sur les conseillères et conseillers d’État pour qu’ils et elles maintiennent le financement versé à l’UNRWA.
Parlez-en, adressez des courriers lecteurs à vos journaux locaux, interpellez les élu.e.s ou candidat.e.s aux prochaines élections, dénoncez!
Pour lire l’interview en entier:
https://lecourrier.ch/2025/02/26/la-suisse-devrait-denoncer-le-gen

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Ali Abounimah libéré

Après une arrestation samedi 25 janvier par la police zurichoise et une garde à vue arbitraires et aux méthodes dignes du far west, le journaliste et fondateur du média en ligne Electronic intifada a été libéré lundi 27 janvier. Comme d’habitude, pas une seule ligne dans la plupart des médias traditionnels, seul le journal Le Courrier semble s’y intéresser.

Récit complet du principal concerné sur le site de Electronic intifada (en anglais)

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C’EST BIEN UN GÉNOCIDE

Selon une enquête de plusieurs mois effectuée par Amnesty International, ce qui se passe à Gaza depuis le début de la guerre est un génocide pratiqué par Israël.

Vers le rapport

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Quelques infos


Le patron de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA, le Suisse Philippe Lazzarini, n’est plus autorisé à se rendre en Israël ou dans la bande de Gaza.

L’accès au territoire palestinien lui a été refusé trois fois et son visa pour Israël n’a pas été renouvelé, rapportent les journaux du groupe de médias Tamedia.


«Cela fait partie de la stratégie visant à réduire au silence non seulement l’UNRWA, mais tous ceux qui s’engagent pour une solution politique durable et juste», estime Philippe Lazzarini. Le chef de la principale agence d’aide humanitaire à Gaza a pu se rendre une dernière fois en Israël en mai. Depuis, le gouvernement israélien n’a plus réagi à la demande de prolongation du visa diplomatique de Philippe Lazzarini et a refusé ses demandes d’entrée dans la bande de Gaza.


«L’UNRWA n’a pas réussi à empêcher l’infiltration de terroristes dans ses rangs et l’utilisation généralisée de ses installations par des groupes armés», se contente d’affirmer le ministère israélien des Affaires étrangères, responsable des autorisations de séjour. Toutefois, il refuse de commenter davantage sa décision de ne pas laisser entrer Philippe Lazzarini dans le pays.


Philippe Lazzarini n’est pas le seul employé de l’ONU à ne plus pouvoir se rendre dans la région en crise. En décembre, Israël avait refusé de prolonger le visa de la coordinatrice humanitaire de l’ONU, Lynn Hastings, lui reprochant d’être trop partiale. Il y a un mois, Andrea De Domenico, haut fonctionnaire du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), s’était également vu refuser l’entrée dans le pays.

source: swissinfo

Une émission sur France Culture qui donne quelques clefs pour comprendre

Gaza : qui refuse le cessez-le-feu ?

A Jenine, en Cisjordanie. Je viens de tel à une de mes correspondante là bas. Elle dit clairement, Jenine comme Gaza. Ils vont prendre non seulement Gaza mais aussi toutes la Cisjordanie. Ils détruisent les routes, on reste cloîtré, on ne peut plus allés travailler. Il n’y a plus d’électricité plus d’eau courante,  bientôt plus à manger.  L’horreur.

Des nouvelles des projets que nous avons financés:

  1. Vélo

Le vélo sert à transporter du bois et des matériaux de construction. Il sert à la communauté et au bout d’un moment, il est distribué à un jeune pour qu’il essaie de gagner sa vie. Le taux de chômage et de 95%. Z. nous remercie.

2. Four pour 2 femmes

Tu sais Françoise la situation actuelle est instable à Gaza. J’essaie de mener ces petits projets pour les jeunes et les femmes afin de les rassurer avant toute évolution

Disposer d’un four pour une femme de Gaza et mère afin de gagner sa vie en toute dignité

Un article de Ziad paru le 12 juillet dans le journal L’Humanité.
Vers l’article

Images envoyées le 4 juillet 2024
Propositions de Ziad

Chère Françoise 

Aujourd’hui, j’ai fait le tour de marché de Gaza et j’ai rencontré quelques femmes et jeunes pour voir comment on pourrait aider les gens ici avec le soutien de collectif suisse.
Les prix sont très très chers et c’est impossible de faire des colis alimentaires pour le moment.

J’ai pensé à trois projets pour les femmes et les jeunes :

  1. Disposer un four de bois pour deux femmes de Gaza qui vont préparer des galettes et du pain au zaatre pour les personnes démunies gratuitement pendant trois jours après elles peuvent vendre ce pain à des prix symboliques. Le prix de ce four avec les ingrédients et  le matériel 1200 dollars
     
  2. Acheter un chariot pour un jeune pour qu’il vend du café et du thé.
    Ça coûte 650 dollars avec le matériel 
  3. Acheter un vélo pour un jeune afin d’aider les femmes et les personnes âgées pour leurs achats et le transport de l’eau. Ça coûte 650 dollars 

Tu vois avec le collectif 

Le coût est de 2500 dollars. 

Tu me diras afin de t’envoyer un numéro de compte


Une interview de Ziad diffusée sur le site de l’ujfp (Union Juive Française pour la Paix)
Lire l’interview : lien

Une pétition adressée à Berne par des avocats et des professeurs de droit
La Confédération doit prendre des mesures contre Israël pour faire respecter le droit international à Gaza. C’est l’appel de 250 avocats et professeurs de droit de toute la Suisse. Ils ont déposé vendredi une pétition pour que le Conseil fédéral agisse immédiatement.
La suite

Un article de Nathan Finkelstein paru dans le journal Le Courrier du jeudi 27 juin 2024
La diaspora juive ciblée à cause de la politique israélienne
Vers l’article

Bonjour,Mon ami palestinien IYAD ALASTTAL chef opérateur des tournages de YALLAH GAZA dans la bande de Gaza a réalisé entre 2021 et 2023 de nombreux épisodes très courts (3 à 4 mn) et de très grande qualité sur le quotidien des Gazaouis avant le 7 Octobre 2023 Ces petites vidéos sont autant de portraits, de témoignages, de petits moments de vie du peuple de Gaza, et ces épisodes sont à retrouver (lien ci-dessous) dans la série GazaStories sur youtube libre de droits (Ils participent à la mémoire de ce peuple martyr) :

https://www.youtube.com/@GazaStories

Pour moi, un de ces plus beaux épisodes était ce « quartier coloré ».
Je vous encourage à le regarder (c’est moins de 3 mn / lien ci-dessous) et d’aller voir également ces autres GAZA STORIES.
https://youtu.be/kE5lqQJKbNs?si=Dcl-9GOOEn9MGQEz
Sachez que ce Monsieur, ce « peintre poète » a été assassiné par l’armée israélienne il y a quelques semaines et son quartier qu’il avait rendu si beau, complètement détruit.
Voilà, ce que fait Israël au peuple palestinien, détruire tout ce qui fait vie, éradiquer les palestiniens, démolir leurs habitations, assassiner massivement sans distinction hommes, femmes et enfants et les empêcher de rester sur leur terre en détruisant aussi toutes leurs infrastructures afin que Gaza soit invivable !

On ne peut rester silencieux devant ce génocide en cours.
INFO IMPORTANTE : Un petit collectif a décidé de financer de nouveaux épisodes de ces GAZA STORIES, afin de montrer le « Gaza d’après ». 
Ainsi 2 équipes techniques sur place vont réaliser de nouveaux tournages (la postproduction se fera en France).
Ces vidéos témoigneront du Gaza actuel, des moments de vie dans l’horreur, de survie dans les destructions, elles montreront la dignité de ce peuple martyr de Gaza, sa créativité et son incroyable résilience !

Un financement participatif est lancé, ma structure, ainsi que d’autres, le soutien et vous avez ci-dessous le lien si vous souhaitez y participer (ou relayer)
https://www.culturedepalestine.org/collect/description/441055-v-pour-le-retour-des-gaza-stories
 
Merci pour votre attention et votre solidarité.
« La mort de l’empathie humaine est l’un des premiers signes et le plus révélateur d’une culture sur le point de sombrer dans la barbarie.  » (Hannah Arendt)

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Sous Israël, la Palestine

La Suisse prévoit de débloquer 3 millions de francs d’aide à Gaza. Or, les efforts pour une reconstruction durable à Gaza n’ont de sens que si l’on s’attaque enfin aux causes profondes du conflit, estime Hans-Peter Renk, altermondialiste et membre du CAP. Son point de vue dans l’édition du 16 juin 2021 d’Arcinfo.

>>lire l’article

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Archéologie dans les territoires palestiniens occupés

Quelques articles traitent du problème de l’archéologie dans les territoires palestiniens occupés (TPO) par Israël. Nous vous en proposons un extrait et un lien pour télécharger l’article en entier, au format pdf.

LE Tourisme Et L’ARCHÉOLOGIE, DEUX OUTILS
Pour LÉGITIMER LES COLONIES ISRAÉLIENNES ILLÉGALES DANS LES TERRITOIRES PALESTINIENS OCCUPÉS

Amnesty International France

A. Contexte

Depuis 1967, Israël occupe militairement et colonise la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, malgré de nombreuses résolutions de l’ONU demandant à Israël le retrait de ses forces armées des Territoires palestiniens occupés (TPO).
La situation dans les Territoires palestiniens occupés est principalement régie par deux régimes juridiques internationaux :

// Le droit international humanitaire et notamment les règles du droit relatif à l’occupation (le Règlement de La Haye de 1907, la IV e Convention de Genève, le Statut de Rome de la Cour pénale internationale).

// Le droit international relatif aux droits humains, comme le Pacte international relatif aux droits économiques et sociaux (PIDESC) ou encore le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).

La politique israélienne, qui consiste à installer ses civils dans les Territoires palestiniens occupés, et à déplacer la population locale, viole les dispositions fondamentales du droit ­international humanitaire et s’apparente à des crimes de guerre. Alors même que tous les États parties à la IV e Convention de Genève – à laquelle Israël, les États-Unis et les pays européens sont parties – doivent respecter et faire respecter ses dispositions.

Tous les États sont tenus au titre du droit international de ne pas favoriser une situation illégale. Aujourd’hui, la colonisation de la Cisjordanie a conduit à l’appropriation, par Israël, de plus de 200 000 hectares de terres palestiniennes et à l’établissement d’environ 250 colonies peuplées par 600 000 colons israéliens.

Archéologie et colonies dans Les Territoires palestiniens occupés

Amnesty International France

A partir de 2017, dans le cadre du 50ème anniversaire de l’occupation par Israël des territoires palestiniens et du début des opérations de colonisation illégale, Amnesty International a mené une campagne pour combattre la colonisation, son développement et les violations des droits humains des Palestiniens en plusieurs étapes :

  • en demandant aux Etats de mettre en place une législation afin d’interdire l’importation des produits issus des colonies de peuplement israéliennes illégales et par la même de ne pas reconnaître une situation illégale selon leurs obligations prévues par le droit international ;
  • en demandant aux entreprises d’assumer leur responsabilité selon le droit international humanitaire et de respecter les droits humains dans les Territoires palestiniens occupés (TPO) ;

Contested Management of Archaeological Sites in the Hebron District

Ahmed A. Rjoob, Director, Department of Site Development,
Palestinian Ministry of Tourism and Antiquities

Over more than a century, Palestinian cultural heritage has been managed by several different administrations. Each of these has had its own methods of management, protection, research, and distinct political purpose, making Palestinian cultural heritage one of the most intensively abused, excavated and subsequently disturbed worldwide. In accordance with the Oslo Accords (1993-1995), the Palestinian Authority took over responsibility for archaeology in Areas “A” and “B”, representing about 40% of the Occupied Palestinian Territories. In spite of this inequity, it was the first time that the Palestinian people were given an opportunity to manage their own heritage.

The Impact Of Israeli Occupation on The Conservation of Cultural Heritage Sites in the Occupied Palestinian Territories: The Case of ‘Salvage Excavations’

Ahmed A Rjoob, Palestinian Ministry of Tourism and Antiquities

Palestinian archaeological sites are among the most excavated and fragile sites in the world. After Israel occupied the Palestinian Territories (OPTs) in 1967, the responsibility for archaeology was placed in the hands of the Israeli military, exacerbating the deterioration of Palestinian heritage. International law has been breached and Palestinian heritage abused by countless illegal Israeli archaeological investigations, destruction of heritage sites, and illicit trafficking of artefacts. Although The Hague Convention (UNESCO 1954) is an important tool for protecting the heritage of occupied people, it has a vague definition of ‘salvage excavation’. Israel has used this vagueness to serve its illegal actions of building settlements and roads, and the destruction of archaeological sites in the OPTs.

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