Des nouvelles de Gaza

Ziad Medoukh, professeur de français à l’Université de Gaza, nous a fait part d’une situation qui s’est considérablement détériorée à Gaza. Toutes les portes sont à nouveau fermées depuis 5 jours. Une famile généralisée s’annonce si rien ne change dans les 10 jours.

Israël a récemment annoncé la suspension totale des livraisons commerciales (y compris les denrées alimentaires) vers Gaza. Les prix ont immédiatement flambé.  Il n’y a plus du tout de légumes, fruits, viandes, farine, etc. Il reste quelques boîtes ou du riz. Les prix sont multipliés par 5 et plus !

Faute de financements internationaux, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a dû réduire son aide humanitaire d’un tiers. Environ 500 000 personnes perdent ainsi leur soutien alimentaire mensuel, et les rations quotidiennes ou distributions de repas chauds ont été divisées par deux pour le reste de la population.

Insécurité alimentaire critique : L’ONU estime que 1,4 million de Gazaouis (soit environ 67 % de la population) vivent dans un état d’insécurité alimentaire aiguë. La malnutrition sévère continue de frapper les enfants en bas âge en raison des pénuries et du délabrement des infrastructures sanitaires.

NAZA à GAZA


La high tech au service de la cruauté sioniste

Ceux qui sont au courant de la situation en Palestine ne seront pas surpris. Mais, ils sortiront sidérés après avoir assisté à la projection du film documentaire réalisé par deux jeunes israéliens (Rachel Szor, Yuval Abraham) talentueux et courageux intitulé NAZA signifiant« dommage collatéral« en hébreu.

Le slogan,« en Palestine, c’est l’humanité qu’on assassine«  est certainement bien approprié pour qualifier le sujet, le thème qui y est traité.

Naza n’a rien de fictionnel bien que les outils manipulés par les tueurs à distance relèvent plus de la science fiction que de la réalité humaine commune. N’est-ce pas le prélude du monde de demain ?

Orwell nous semble dépassé, il n’est plus dans le coup…Naza provoque la nausée. L’expérience, l’habitude, rien ne lui résiste. Les sentiments suscités par ce film sont quasiment nouveaux tant les images et les dialogues sortent de l’ordinaire, du commun. Pas de palabres diplomatiques enjoliveuses, la vérité crue nous aveugle un moment comme un faisceau de projecteur en pleine figure. Personne ne sortira indemne après cette heure et vingt minutes de projection qui nous informent, avec une densité sans précédent, de ce qui gouverne réellement notre monde et non pas de ce que l’on veut nous faire croire. Aucun doute possible: nous sortons de la salle, persuadés que l’être humain peut accomplir les actes les plus monstrueux, pas par choix mais parce-qu’il est chargé d’une mission et qu’il a été formé pour l’accomplir sans se poser de question et sans montrer d’empathie. Nous comprenons, consternés, que tous ces manipulateurs de drones meurtriers commettent des crimes avec préméditation et volonté de tuer, (des enfants, des femmes…) leur impunité étant garantie ; cette impunité que l’on retrouve tout le long de l’histoire du sionisme depuis un siècle et qui a engendré l’inhumanité du régime sioniste israélien.

Depuis leur installation officielle(1922) par les Britanniques en Palestine pour conquérir et coloniser leur « terre promise« en tant que « peuple élu« , les sionistes n’ont jamais cessé d’utiliser la violence cruelle pour inciter les Palestiniens à quitter leur terre natale. De nombreux livres relatent l’oppression et la détresse qui assaillent le peuple palestinien (celui écrit par l’historien israélien Ilan Pappé est l’un des plus complets) mais celui de Jacques de Reynier, le représentant suisse du CICR en Palestine en1948 illustre la cruauté gratuite des sionistes qu’il décrit suite à sa visite du village martyr de Deir Yassine ; il écrit : 

La troupe (Irgoun, milice sioniste) est en tenue de campagne, avec casque. Tous des jeunes gens et même des adolescents, hommes et femmes, armés jusqu’aux dents: pistolets, mitraillettes, grenades mais aussi de grands coutelas qu’ils tiennent à la main, la plupart ensanglantés. Une jeune fille, belle, mais aux yeux de criminelle, me montre le sien, encore dégoulinant, qu’elle promène comme un trophée. C’est l’équipe de nettoyage qui accomplit certainement très consciencieusement son travail. Il y avait quatre cent personnes dans ce village. Une cinquantaine se sont enfuies, trois sont encore vivantes, tout le reste a été massacré sciemment, volontairement, car, je l’ai constaté, cette troupe est admirablement en mains et n’agit que sur ordre. 

Nous retrouvons ici, les comportements semblables à ceux que nous fait découvrir NAZA, la discipline de fer et le manque total d’empathie des troupes sionistes…à 78 ans d’intervalle !

Espérons que ce film fera découvrir au grand public et à la société israélienne le véritable visage du sionisme politique et que cela provoque un séisme dans les consciences semblable à celui des Français, en 1957, qui découvraient alors (grâce au livre«  La question « de Henri Alleg) que la torture était pratiquée à grande échelle contre les combattants de la guerre d’Algérie pour l’indépendance.


H.Mokrani, le 05.10.2026


Lundi 19 octobre, cinéma Scala, La Chaux-de-Fonds, à 18h15
Lundi 19 octobre et mardi 20 octobre, cinéma Bio, Neuchâtel, 18h15

Le secteur éducatif dans la bande de Gaza, une nouvelle rentrée scolaire malgré la destruction des écoles et les difficultés énormes

selon un rapport du ministère palestinien de l’éducation de l’Autorité palestinienne de Ramallah, publié fin septembre 2026 sur le secteur éducatif dans la bande de Gaza, à l’occasion de la rentrée scolaire 2006/2007 commencée le 19 septembre, alors qu’en Cisjordanie occupée et à Jérusalem, l’année scolaire a été reprise le 5 septembre.

Dans ce rapport, le ministère a évoqué au début le retour de 846.000 élèves dans les établissements scolaires en Cisjordanie et à Jérusalem dans les écoles publiques, privées et celles de l’UNRWA, malgré toutes les difficultés, présence des soldats israéliens, attaques sanglantes des colons et check-points de l’armée.

Pour le secteur éducatif dans la bande de Gaza, qu’après une année scolaire perdue entre octobre 2023 et septembre 2024, à cause des bombardements intensifs, le déplacement forcé et l’insécurité, mais à partir du mois d’octobre 2024, les cours ont repris dans des centres éducatifs visés et dans des tentes éducatives dans les camps des déplacés, même si seulement 72% des élèves ont bénéficié de cette scolarité dans des conditions très compliquées.

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Gaza la vie malgré la dévastation

Avec le slogan « Gaza la vie malgré la dévastation », un camp d’été francophone pour les enfants de Gaza a été inauguré mi- juillet 2026 dans un centre éducatif à Gaza ville en présence de quelques personnalités et les parents des enfants.

Ce camp programmé pendant le mois de juillet 2026 pour 160 enfants dans quatre lieux différents, est en partenariat avec plusieurs centres éducatifs de la ville de Gaza, les diplômés de français dans la bande de Gaza et le soutien des solidaires francophones de la Palestine. 

Le camp ambitionne d’enseigner la langue française aux enfants de Gaza de manière ludique par la voie des jeux, du dessin, le chant, les animations, et la pratique des loisirs. 

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Les jeunes francophones distribuent de la fourniture scolaire aux enfants de Gaza dans un centre éducatif début juin 2026

Les jeunes francophones de Gaza participent à la joie des enfants qui ont beaucoup souffert pendant cette agression horrible de plus de 33 mois.

Ces jeunes motivés ont distribué de la fourniture scolaire aux enfants de Gaza dans un centre éducatif début juin 2026

Bravo à ces jeunes francophones de Gaza qui organisent des activités variées aux enfants dans le cadre d’une initiative citoyenne qui montre l’engagement des jeunes de Gaza dans la société et qui renforce la solidarité entre les habitants, notamment dans cette période atroce avec le soutien des amis et solidaires francophones.

Les jeunes ont été très heureux de distribuer cette fourniture à ces enfants courageux, qui continuent à sourire et d’apprendre malgré toutes les difficultés sur place.

Les enfants ont été très heureux de voir ces jeunes venir à leur aide en cette période très difficile.

Ces jeunes motivés malgré la tragédie vécue essaient d’aider ces enfants souvent traumatisés à retrouver leur sourire.

Un peu de bonheur pour ces enfants privés de tout dans une région enfermée.

Gaza la détruite

Gaza la dévastée

Mais Gaza le sourire de nos enfants et la volonté de nos jeunes.

Vidéo de la distribution réalisée par la chaîne francophone : « Gaza la vie » :

8 mars 2026 en Palestine

Les femmes palestiniennes : résilience, dignité, endurance et création

Pour cette Journée internationale des droits de femmes, célébrée le 8 mars de chaque année partout dans le monde, les femmes palestiniennes malgré leur souffrance dans tous les territoires palestiniens montrent une fois de plus leur capacité à résister contre l’occupation et à jouer un rôle plus important dans la société.

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Gaza : s’accrocher à un petit espoir ou attendre désespérément un changement et une amélioration

Fin février 2026, 4 mois et demi après l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu, la situation est toujours tragique et dramatique. La population continue de souffrir au quotidien, aucune amélioration n’est soulignée.

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Mobilisons-nous !

Référendum CONTRE L’assouplissement de la loi sur le matériel de guerre

Le Parlement et le Conseil fédéral veulent assouplir les règles qui régissent l’exportation du matériel de guerre. Ce dernier pourra être envoyé même vers des États impliqués dans des conflits, qui violent systématiquement les droits humains et utilisent des armes contre la population civile.

Le CAP ne peut cautionner « ce retour en arrière » dont des armes pourraient se retrouver actuellement entre les mains de Tsahal via les États-Unis et contribuer au génocide en cours contre le peuple palestinien.

Imprimer et signer le référendum

Bonne année 2026 de Gaza la dévastée

Bonjour de la Palestine occupée
Bonjour de Gaza la détruite
Les amis et les solidaires partout dans le monde :
Bonne année 2026
Excellentes fêtes
Avec mes vœux les meilleurs et les plus chaleureux de Gaza l’horrifiée pour cette nouvelle année 2026.


Avec des souhaits pleins de fraternité, de paix et d’amour.
Que cette année vous apporte bonheur et prospérité, joie, paix et amour.
En espérant que cette nouvelle année verra enfin refleurir l’espoir.
Je vous souhaite une année prometteuse et positive pleine d’énergie. Puisse cette nouvelle année, réaliser tous vos projets et tous vos souhaits.
Que cette année soit une année de liberté et de justice pour le peuple palestinien et tous les peuples opprimés.
Mes sincères amitiés de Gaza la dévastée à chacune et chacun d’entre vous.
Vous la force de solidarité et de soutien à notre cause de justice, vous la fidélité à notre résilience et notre survie.


Après cette année 2025 dramatique , une année douloureuse et jalonnée d’épreuves pour les Palestiniens, avec cette agression horrible contre la bande de Gaza qui entre dans troisième année, et les attaques sanglantes des soldats et colons en Cisjordanie occupée
Et après tant d’années désespérantes !
Mais il faut y croire et de nouveau espérer
Entrons en 2026 avec résilience, force et espoir
Transformons l’obscurité et le chagrin de nuits sans étoiles en un paysage de lumière.

Ziad Medoukh

Les jeunes et les enfants plantent des engrais et des semences à Gaza la dévastée

Malgré une situation explosive, un groupe de jeunes et d’enfants de Gaza a participé début décembre 2025, avec les familles, à planter des engrais et des semences dans un espace à côté des tentes.

Ils ont cultivé de petites surfaces et ont disposé des plantes et arrosé le terrain afin d’exploiter cet espace et soutenir les familles.

Ziad Medoukh a confirmé que la participation de ces jeunes et de ces enfants à cette action montre leur ouverture sur la société civile dans la bande de Gaza, ainsi que leur participation aux différentes activités et occasions dans les familles et dans la société en dépit d’un contexte très difficile avec la tragédie vécue pendant les deux ans de l’agression horrible contre la bande de Gaza.

Il a ajouté que cette activité renforcera la résilience et l’attachement des paysans à leur terre pour cultiver des récoltes durables qui fournissent une source de nourriture pour les familles.

En cultivant et en plantant, ils ont cultivé l’espoir.

Pour visionner une partie de cette activité de bénévolat, cliquez sur ce lien réalisé par la chaîne  » Gaza la vie » :